Test du Trouble d’Anxiété Sociale – Vérifiez vos symptômes d’anxiété sociale
Cet outil de dépistage est conçu pour toute personne préoccupée par son anxiété dans les situations sociales et peut aider à identifier les symptômes du trouble d’anxiété sociale (également connu sous le nom de phobie sociale). Cette évaluation prend seulement 5 à 10 minutes et repose sur des outils de dépistage validés, notamment l’Inventaire de Phobie Sociale (SPIN) et l’Échelle d’Anxiété Sociale de Liebowitz, largement utilisés par les professionnels de la santé mentale. Vos réponses sont complètement anonymes et confidentielles.
Avertissement important:
Ceci est uniquement un outil de dépistage, pas un diagnostic. Le trouble d’anxiété sociale est hautement traitable avec le soutien approprié de professionnels de la santé mentale. Veuillez discuter de vos résultats avec votre médecin traitant, psychologue ou psychiatre. Si vous vivez une crise de santé mentale ou avez des pensées suicidaires, demandez immédiatement de l’aide en appelant le 3114 (numéro national de prévention du suicide) ou en vous rendant aux urgences les plus proches. Toutes les réponses sont anonymes et confidentielles.
Comprendre le trouble d’anxiété sociale
Qu’est-ce qui le différencie de la timidité normale ?
Tout le monde se sent nerveux dans des situations sociales parfois—faire une présentation, aller à une fête où l’on ne connaît personne, ou rencontrer quelqu’un d’important. C’est normal. Le trouble d’anxiété sociale va bien au-delà de la nervosité occasionnelle :
Anxiété sociale normale :
Nervosité temporaire avant ou pendant des événements sociaux
Diminue avec le temps et l’exposition
N’interfère pas significativement avec les objectifs de vie
La personne peut généralement surmonter l’inconfort
Trouble d’anxiété sociale :
Peur intense et persistante durant 6 mois ou plus
La peur est disproportionnée par rapport à la menace réelle
Conduit à l’évitement d’opportunités importantes (entretiens d’embauche, relations, éducation)
Cause une détresse significative et une déficience dans le fonctionnement quotidien
Les symptômes physiques peuvent être accablants (cœur qui bat vite, transpiration, tremblements)
La peur de montrer des symptômes d’anxiété aggrave l’anxiété
Caractéristiques principales du trouble d’anxiété sociale
Peur ou anxiété marquée concernant les situations sociales où vous pourriez être scruté, jugé ou évalué par les autres. Les situations redoutées courantes incluent :
Parler en public ou faire des présentations
Rencontrer de nouvelles personnes ou parler à des inconnus
Manger ou boire en public
Être au centre de l’attention
Assister à des fêtes ou rassemblements sociaux
Passer des appels téléphoniques, surtout en public
Utiliser les toilettes publiques
Être observé en faisant quelque chose (écrire, travailler, manger)
Exprimer son désaccord ou dire non
Maintenir le contact visuel
Situations de rencontres amoureuses ou romantiques
Parler à des figures d’autorité
Peur de l’évaluation négative : Inquiétude profonde d’être jugé comme anxieux, faible, ennuyeux, stupide ou inadéquat. Vous pourriez craindre que les autres remarquent vos symptômes d’anxiété (rougissement, transpiration, tremblements, voix tremblante) et pensent du mal de vous.
Symptômes physiques qui surviennent dans ou avant les situations sociales :
Rythme cardiaque rapide ou palpitant
Transpiration excessive
Tremblements (mains, voix, corps)
Rougissement ou sensation de chaleur au visage
Maux d’estomac, nausées ou « papillons »
Difficulté à respirer ou sensation d’essoufflement
Étourdissements ou vertiges
Tension musculaire
Bouche sèche ou difficulté à avaler
Esprit qui devient vide
Sensation de détachement ou d’irréalité
Comportements d’évitement : Éviter activement les situations sociales redoutées ou les endurer avec une anxiété et une détresse intenses. Cet évitement peut limiter significativement votre vie—manquer des opportunités de carrière, éviter les relations, abandonner l’école ou devenir socialement isolé.
Comportements de sécurité : Choses subtiles que vous faites pour vous sentir plus en sécurité dans les situations sociales qui maintiennent en fait l’anxiété :
Éviter le contact visuel
Parler très peu ou très doucement
Répéter ce qu’on va dire encore et encore
Serrer des objets fermement pour cacher les tremblements
Porter du maquillage ou des vêtements spécifiques pour cacher le rougissement
Se positionner pour éviter d’être remarqué
Utiliser de l’alcool ou des substances pour faire face
Toujours amener une « personne sûre » avec soi
Quand commence-t-il généralement ?
Le trouble d’anxiété sociale commence généralement au début ou au milieu de l’adolescence (vers 13 ans), bien qu’il puisse se développer plus tôt dans l’enfance ou à l’âge adulte. Sans traitement, il tend à être chronique et persiste souvent pendant des années, voire toute une vie. Cependant, il est hautement traitable à tout âge.
Impact sur la vie
Le trouble d’anxiété sociale peut affecter significativement :
Carrière et éducation : Éviter les présentations, entretiens, réseautage, prendre la parole en réunion ou en classe, poursuivre des promotions ou opportunités
Relations : Difficulté à se faire des amis, sortir avec quelqu’un, maintenir des relations, assister à des événements sociaux
Activités quotidiennes : Éviter les restaurants, magasins, transports publics, passer des appels téléphoniques, demander de l’aide
Qualité de vie : Isolement social, solitude, opportunités manquées, estime de soi réduite
Santé mentale : Risque accru de dépression, autres troubles anxieux, abus de substances
Le test de dépistage
Instructions
Pour compléter ce dépistage avec précision, répondez honnêtement à propos de vos expériences dans les situations sociales. Pensez au mois passé et à vos patterns typiques. Choisissez la réponse qui décrit le mieux votre expérience. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Toutes les questions doivent être répondues pour des résultats précis. Ce dépistage inclut des questions sur la peur, l’évitement et les symptômes physiques dans les situations sociales. Si des questions semblent difficiles, prenez votre temps ou faites une pause. N’oubliez pas, chercher de l’aide est un signe de force, pas de faiblesse.
Partie 1 : Peurs sociales principales (Mini-SPIN)
Ces trois questions dépistent les caractéristiques clés du trouble d’anxiété sociale :
1. La peur de l’embarras me pousse à éviter de faire des choses ou de parler aux gens.
2. J’évite les activités où je suis le centre de l’attention.
3. Être embarrassé ou avoir l’air stupide font partie de mes pires peurs.
Partie 2 : Situations sociales spécifiques
Évaluez combien d’anxiété, de peur ou d’évitement vous ressentez dans chaque situation :
Interactions avec les autres
4. Parler à des gens que vous ne connaissez pas bien
5. Rencontrer de nouvelles personnes
6. Parler à des personnes en position d’autorité (patron, professeur)
7. Avoir une conversation avec quelqu’un que vous ne connaissez pas bien
Situations de performance
8. Parler devant un groupe ou faire une présentation
9. Être le centre de l’attention
10. Être observé en faisant quelque chose (manger, écrire, travailler)
Rassemblements sociaux
11. Aller à des fêtes ou rassemblements sociaux
12. Entrer dans une pièce quand d’autres sont déjà assis
Activités publiques
13. Manger ou boire dans des lieux publics
14. Passer des appels téléphoniques en public ou devant d’autres
Partie 3 : Symptômes physiques
15. Dans les situations sociales qui vous rendent anxieux, quels symptômes physiques ressentez-vous ? (Cochez tous ceux qui s’appliquent)
Partie 4 : Évitement et impact
16. À quelle fréquence évitez-vous les situations sociales en raison de l’anxiété ou de la peur ?
17. Lorsque vous ne pouvez pas éviter une situation sociale redoutée, combien de détresse ressentez-vous ?
18. Dans quelle mesure l’anxiété sociale interfère-t-elle avec votre travail, vos études ou votre capacité à fonctionner ?
19. Dans quelle mesure l’anxiété sociale interfère-t-elle avec votre vie sociale et vos relations ?
20. À quel point êtes-vous en détresse d’avoir de l’anxiété sociale ?
Partie 5 : Durée et perspicacité
21. Ces symptômes sont-ils présents depuis 6 mois ou plus ?
22. Reconnaissez-vous que votre peur des situations sociales est excessive ou déraisonnable ?
23. Avez-vous déjà utilisé de l’alcool ou d’autres substances pour faire face à l’anxiété sociale ?
Résultats et interprétation
Comment fonctionne la notation
Mini-SPIN (Questions 1-3) :
Notez 0-4 points par question (Pas du tout=0, Un peu=1, Quelque peu=2, Beaucoup=3, Extrêmement=4)
Score total de 6 ou plus suggère un possible trouble d’anxiété sociale
Cet outil a une sensibilité élevée pour détecter l’anxiété sociale
Évaluation des situations sociales (Questions 4-14) :
Notez 0-4 points par question
Total possible : 0-44 points
0-11 : Anxiété sociale minimale
12-22 : Anxiété sociale légère
23-33 : Anxiété sociale modérée
34-44 : Anxiété sociale sévère
Évaluation globale : Considérez votre score Mini-SPIN, votre score de situations sociales, le nombre de symptômes physiques, la fréquence d’évitement et le niveau de déficience pour déterminer votre niveau de risque global.
Si vous avez obtenu un score de risque élevé (Mini-SPIN 6+, anxiété sociale modérée-sévère, déficience significative)
Ce que cela signifie : Vos réponses suggèrent des symptômes compatibles avec le trouble d’anxiété sociale. C’est une condition de santé mentale sérieuse mais hautement traitable. Le trouble d’anxiété sociale peut avoir un impact significatif sur votre vie, vos relations et vos opportunités, mais avec un traitement approprié, la grande majorité des personnes connaissent une amélioration substantielle.
Prochaines étapes :
Prenez rendez-vous avec un professionnel de la santé mentale dès que possible—recherchez des psychologues, psychiatres ou thérapeutes agréés qui se spécialisent dans les troubles anxieux
Soyez complètement honnête sur vos symptômes, combien de temps vous les avez eus et comment ils affectent votre vie
Demandez une évaluation spécifiquement pour le trouble d’anxiété sociale
Renseignez-vous sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), qui est le traitement de référence pour le TAS
Considérez si un médicament pourrait être utile—les ISRS sont approuvés pour l’anxiété sociale
Contactez l’Association Française des Troubles Anxieux et de la Dépression pour des références de thérapeutes et des ressources
Important à savoir :
Le trouble d’anxiété sociale est l’un des troubles anxieux les plus traitables avec une thérapie appropriée
La TCC pour l’anxiété sociale a un soutien de recherche solide et montre généralement des résultats dans les 12-16 semaines
Environ 75 % des personnes voient une amélioration significative avec le traitement
Plus tôt vous cherchez de l’aide, meilleurs sont vos résultats
Vous n’êtes pas « cassé » ou « défectueux »—votre cerveau a simplement appris à percevoir les situations sociales comme plus menaçantes qu’elles ne le sont, et cela peut être désappris
Beaucoup de personnes accomplies et prospères ont surmonté l’anxiété sociale
Le traitement fonctionne mieux lorsqu’il inclut :
Thérapie fondée sur des preuves (surtout TCC avec thérapie d’exposition)
Exposition graduelle et systématique aux situations redoutées
Apprendre à remettre en question les pensées anxieuses
Parfois un médicament pour réduire les symptômes
Pratique cohérente de nouvelles compétences
Patience avec vous-même—la récupération prend du temps
Signaux d’alarme nécessitant une attention urgente :
Pensées d’automutilation ou de suicide
Utilisation régulière d’alcool ou de drogues pour faire face à l’anxiété
Isolement social complet
Incapacité de travailler, d’aller à l’école ou de prendre soin de vous
Dépression sévère accompagnée d’anxiété
Si l’un de ces éléments s’applique, demandez de l’aide immédiatement par l’intermédiaire de votre médecin, d’une ligne de crise (3114) ou des urgences.
Si vous avez obtenu un score de préoccupation modérée (Mini-SPIN 3-5, anxiété sociale légère, certaine déficience)
Ce que cela signifie : Vous ressentez une anxiété sociale notable qui affecte votre vie, bien qu’elle ne réponde peut-être pas aux critères complets du trouble d’anxiété sociale ou qu’elle soit de gravité légère. Cependant, ces symptômes sont des préoccupations valables qui méritent d’être abordées avant qu’elles ne s’aggravent potentiellement.
Prochaines étapes :
Parlez à votre médecin traitant de vos symptômes d’anxiété sociale
Envisagez de commencer une thérapie avec un professionnel de la santé mentale, même si les symptômes ne sont pas sévères—l’intervention précoce est très efficace
Consultez des ressources d’auto-assistance comme des livres sur l’anxiété sociale ou des programmes de TCC en ligne
Pratiquez l’exposition graduelle à des situations légèrement anxiogènes
Apprenez des techniques de gestion de l’anxiété (respiration profonde, relaxation musculaire progressive, pleine conscience)
Rejoignez des groupes de soutien pour l’anxiété sociale, en personne ou en ligne
Surveillez si les symptômes s’aggravent ou s’améliorent
La prévention compte : Aborder l’anxiété sociale tôt peut l’empêcher de devenir plus sévère et envahissante. Beaucoup de personnes trouvent que l’anxiété sociale légère à modérée répond très bien aux stratégies d’auto-assistance combinées à une brève thérapie. N’attendez pas que l’anxiété contrôle complètement votre vie—vous méritez du soutien maintenant.
Stratégies d’auto-assistance à essayer :
Exposez-vous progressivement aux situations redoutées en commençant par celles qui sont moins anxiogènes
Remettez en question les pensées négatives sur les situations sociales (« Tout le monde pensera que je suis stupide » vs « La plupart des gens sont concentrés sur eux-mêmes, pas en train de me juger »)
Concentrez-vous vers l’extérieur pendant les interactions sociales plutôt que sur votre anxiété interne
Pratiquez l’auto-compassion quand vous vous sentez anxieux
Fixez-vous de petits objectifs sociaux réalisables
Célébrez les succès, même petits
Si vous avez obtenu un score de risque plus faible (Mini-SPIN 0-2, anxiété sociale minimale, pas de déficience significative)
Ce que cela signifie : Vos réponses ne suggèrent pas fortement un trouble d’anxiété sociale à ce moment. Vous pouvez ressentir des niveaux normaux et gérables de nervosité sociale, ou vous avez peut-être déjà des stratégies d’adaptation efficaces en place.
N’oubliez pas :
La plupart des gens ressentent une certaine nervosité sociale dans certaines situations—c’est complètement normal
Avoir de l’anxiété occasionnelle à propos de présentations ou de rencontrer de nouvelles personnes ne signifie pas que vous avez un trouble
Si vous fonctionnez bien et que l’anxiété ne limite pas significativement votre vie, vous êtes probablement dans la plage normale
Si des situations spécifiques causent encore des préoccupations, vous pouvez toujours travailler dessus avec des stratégies d’auto-assistance ou une brève thérapie
Quand réévaluer :
Si l’anxiété sociale augmente ou commence à interférer avec les opportunités
Après des changements de vie majeurs (nouveau travail, déménagement, changements relationnels)
Si vous commencez à éviter des activités importantes en raison de peurs sociales
Si l’anxiété cause une détresse significative même si vous fonctionnez encore
Maintenir une bonne santé mentale :
Continuez à vous engager régulièrement dans des activités sociales
Pratiquez des techniques de gestion du stress
Maintenez des relations de soutien
Demandez de l’aide tôt si vous remarquez une augmentation de l’anxiété
Obtenir de l’aide et du traitement
Options de traitement
Le trouble d’anxiété sociale est l’une des conditions de santé mentale les plus traitables. Avec des soins spécialisés appropriés, la grande majorité des personnes connaissent une amélioration significative ou une récupération complète. Les traitements efficaces incluent :
Thérapie
Thérapie cognitivo-comportementale pour l’anxiété sociale (TCC) : Le traitement de référence avec le soutien de recherche le plus solide. La TCC pour l’anxiété sociale inclut :
Restructuration cognitive : Identifier et remettre en question les pensées et croyances anxieuses sur les situations sociales
Thérapie d’exposition : Affronter progressivement et systématiquement les situations sociales redoutées, en commençant par les scénarios moins anxiogènes et en progressant
Formation aux compétences sociales : Apprendre et pratiquer des compétences d’interaction sociale efficaces
Formation à l’attention : Apprendre à se concentrer vers l’extérieur sur les autres et l’environnement plutôt que vers l’intérieur sur les symptômes d’anxiété
Généralement 12-16 séances hebdomadaires, bien que certaines personnes bénéficient de plus
Thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) : Vous aide à accepter l’anxiété plutôt que de la combattre, tout en agissant en accord avec vos valeurs. Particulièrement utile si vous avez du mal à accepter que vous avez de l’anxiété ou si vous êtes pris dans des efforts pour contrôler ou éliminer toute anxiété.
Thérapie de groupe pour l’anxiété sociale : Groupes spécialisés dirigés par des thérapeutes formés où les membres pratiquent les compétences sociales et les expositions ensemble. Peut être particulièrement puissant car le groupe lui-même devient un endroit sûr pour pratiquer d’être social et recevoir des retours authentiques.
Interventions basées sur la pleine conscience : Apprendre à observer les pensées et sensations anxieuses sans jugement, réduisant leur pouvoir sur vous. Souvent combiné avec la TCC.
Médicaments
ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine) : Médicaments approuvés pour le trouble d’anxiété sociale :
Paroxétine (Deroxat)
Sertraline (Zoloft)
Fluvoxamine (Floxyfral)
D’autres ISRS comme la fluoxétine (Prozac) et l’escitalopram (Seroplex) sont également fréquemment utilisés
Les bienfaits sont généralement visibles dans les 4-8 semaines
Plus efficace lorsqu’il est combiné avec la thérapie
IRSN (Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine-Noradrénaline) :
La venlafaxine (Effexor) est approuvée pour le trouble d’anxiété sociale
Alternative efficace aux ISRS
Benzodiazépines :
Médicaments anti-anxiété à action rapide (par ex., clonazépam, alprazolam)
Utilisés à court terme ou au besoin pour des situations spécifiques
Risque de dépendance avec l’utilisation à long terme, donc généralement pas un traitement de première ligne
Peuvent interférer avec l’efficacité de la thérapie d’exposition
Bêta-bloquants :
Propranolol, aténolol
Réduisent les symptômes physiques (rythme cardiaque rapide, tremblements, transpiration)
Utiles pour l’anxiété sociale de performance uniquement (prise de parole en public)
Pris peu avant les événements anxiogènes
Ne traitent pas le trouble anxieux sous-jacent
Notes importantes sur les médicaments :
Le médicament seul est moins efficace que la thérapie seule ou médicament + thérapie combinés
Les symptômes reviennent souvent si le médicament est arrêté sans apprendre de nouvelles compétences d’adaptation
Trouver le bon médicament et la bonne dose peut prendre du temps
Travaillez toujours avec un psychiatre ou un médecin expérimenté dans le traitement de l’anxiété
Approche du traitement
Un traitement complet comprend généralement :
Diagnostic précis et évaluation de la gravité
Psychoéducation sur le trouble d’anxiété sociale
Thérapie fondée sur des preuves (généralement TCC)
Médicament possible, surtout pour les cas modérés-sévères
Pratique régulière d’exercices d’exposition
Traiter toutes conditions coexistantes (dépression, autres troubles anxieux)
Facteurs de style de vie (sommeil, exercice, gestion du stress, réduction d’alcool/caféine)
Attentes de calendrier :
L’amélioration initiale est souvent visible dans les 4-8 semaines après le début du traitement
Une amélioration significative généralement dans les 3-6 mois
La récupération complète peut prendre 6-12 mois ou plus
Le maintien et la pratique des compétences se poursuivent à long terme
Ce qui rend le traitement réussi :
Choisir des traitements fondés sur des preuves (surtout TCC)
Trouver un thérapeute expérimenté dans le traitement de l’anxiété sociale
Engagement envers la présence régulière et la pratique
Volonté de faire des exercices d’exposition malgré l’inconfort
Patience avec le processus graduel
Traiter les obstacles au traitement (coût, transport, horaire)
Trouver de l’aide en France
Votre médecin traitant : Première étape pour l’évaluation initiale, éliminer les causes médicales et obtenir des références vers des spécialistes de la santé mentale. Beaucoup de médecins traitants peuvent prescrire des médicaments pour l’anxiété.
Professionnels de la santé mentale spécialisés dans l’anxiété :
Psychologues : Fournissent une thérapie (recherchez ceux qui se spécialisent dans la TCC pour l’anxiété)
Psychiatres : Médecins qui peuvent prescrire des médicaments et fournir une thérapie
Thérapeutes/conseillers agréés : Beaucoup se spécialisent dans le traitement de l’anxiété
Recherchez : Des thérapeutes listant « troubles anxieux », « anxiété sociale », « TCC » ou « thérapie d’exposition » dans leurs spécialités
Ligne d’écoute : 3114 (Numéro national de prévention du suicide)
SOS Amitié : 09 72 39 40 50 (Soutien émotionnel)
Couverture d’assurance
La Sécurité sociale couvre partiellement les consultations avec des psychologues et psychiatres. Les mutuelles peuvent offrir une couverture supplémentaire.
Que faire :
Contactez votre mutuelle pour comprendre vos prestations de santé mentale
Renseignez-vous sur la couverture des séances de thérapie et des médicaments
Vérifiez s’il y a des limites de séances par an
Si vous n’avez pas d’assurance :
Les Centres Médico-Psychologiques (CMP) offrent des services gratuits
Certains thérapeutes offrent des tarifs réduits
Les associations peuvent aider à trouver des options abordables
Options en ligne et d’auto-assistance
Programmes en ligne fondés sur des preuves :
Programmes de TCC en ligne pour l’anxiété sociale
Applications de pleine conscience et méditation
Livres utiles :
« Vaincre la timidité et la phobie sociale » de Bruno Koeltz
« L’anxiété sociale : La comprendre et la surmonter » de Richard Heimberg
« Affirmez-vous ! » de Frédéric Fanget
Applications :
Petit Bambou (pleine conscience et méditation)
Calm (relaxation et pleine conscience)
Applications de journal de pensées TCC
Note importante : Les ressources en ligne et l’auto-assistance sont plus efficaces pour l’anxiété sociale légère ou comme compléments au traitement professionnel. L’anxiété sociale modérée à sévère nécessite généralement une thérapie professionnelle pour de meilleurs résultats.
Pour la famille et les amis
Soutenir quelqu’un avec un trouble d’anxiété sociale
L’anxiété sociale peut être déroutante et frustrante pour les proches. La personne peut sembler bien dans des environnements familiers mais paniquer dans des situations qui vous semblent inoffensives. La compréhension et le soutien font une différence significative dans leur volonté de chercher de l’aide et dans leur rétablissement.
Comment aider
Exprimez votre préoccupation avec compassion :
Choisissez un moment privé et calme pour parler
Utilisez des déclarations en « je » : « J’ai remarqué que tu sembles mal à l’aise lors d’événements sociaux, et je suis inquiet »
Évitez le langage accusateur : « Tu toujours… » ou « Tu jamais… »
Écoutez sans jugement quand ils partagent leurs sentiments
Apprenez sur le trouble d’anxiété sociale :
Renseignez-vous sur le TAS pour comprendre ce qu’ils vivent
Reconnaissez que ce n’est pas un choix, un défaut de personnalité ou quelque chose qu’ils peuvent « simplement surmonter »
Comprenez que ce qui vous semble mineur leur semble vraiment menaçant
Leurs symptômes physiques (transpiration, tremblements, rougissement) sont réels et involontaires
Encouragez l’aide professionnelle :
Suggérez doucement de parler à un médecin ou thérapeute
Offrez d’aider à rechercher des thérapeutes ou prendre des rendez-vous
Proposez d’assister au premier rendez-vous avec eux s’ils veulent du soutien
Soyez patient s’ils ne sont pas prêts immédiatement—planter la graine aide
Fournissez un soutien approprié dans les situations sociales :
Demandez comment vous pouvez aider plutôt que de supposer
Ne parlez pas pour eux ou ne les « sauvez » pas des interactions sociales
N’attirez pas l’attention sur leurs symptômes d’anxiété
C’est acceptable de les aider à sortir d’une situation s’ils sont submergés, mais encouragez-les à ne pas éviter complètement
Célébrez leur courage face aux peurs, même si c’est difficile
Soyez patient avec leurs progrès :
La récupération n’est pas linéaire—il y aura de bons jours et des revers
Ne les pressez pas de « simplement le faire » ou « arrêter de s’inquiéter »
Reconnaissez que faire face aux peurs demande un courage énorme
Les petits pas sont des réalisations significatives
La récupération prend du temps, souvent des mois à des années
Limiter la caféine et l’alcool (qui peuvent aggraver l’anxiété)
Techniques de gestion du stress
Maintenir les rendez-vous de traitement
Prenez soin de vous :
Soutenir quelqu’un avec de l’anxiété peut être émotionnellement épuisant
Fixez des limites quand nécessaire
Cherchez votre propre soutien par la thérapie, les groupes de soutien ou les amis
Rappelez-vous que vous ne pouvez pas « réparer » leur anxiété—ils doivent faire le travail avec l’aide professionnelle
Ce qu’il faut éviter de dire
Ne dites pas :
« Détends-toi simplement » ou « Calme-toi »—ils ne peuvent pas simplement éteindre leur anxiété
« Tu réagis de manière excessive »—leur peur leur semble très réelle
« Il n’y a rien à craindre »—cela rejette leur expérience
« Pourquoi t’inquiètes-tu tellement de ce que les gens pensent ? »—ils savent intellectuellement que leur peur est excessive
« Je suis nerveux aussi, tout le monde l’est »—cela minimise la gravité de leur expérience
« Tu dois juste faire face à tes peurs »—vrai, mais dit de cette façon, cela semble méprisant
« Prends juste un verre pour te détendre »—encourage des mécanismes d’adaptation malsains
Dites plutôt :
« Je vois que c’est vraiment difficile pour toi »—valide leur expérience
« Je suis là pour te soutenir »—offre du réconfort sans réparer
« Que puis-je faire pour t’aider ? »—leur donne le pouvoir de communiquer leurs besoins
« Je suis fier de toi d’essayer »—reconnaît leur courage
« C’est ok si tu dois partir plus tôt »—fournit de la sécurité sans encourager l’évitement
« As-tu pensé à parler à quelqu’un de cela ? »—suggère doucement l’aide professionnelle
Quand vous êtes frustré
Il est naturel de se sentir frustré quand quelqu’un avec de l’anxiété sociale évite répétitivement des situations, refuse des invitations ou semble ne pas essayer. Rappelez-vous :
Ils ne font pas cela exprès ou pour vous déranger
L’anxiété leur cause une détresse significative—ils souhaiteraient ne pas l’avoir
L’évitement procure un soulagement à court terme mais aggrave l’anxiété à long terme
Le changement est difficile et nécessite un soutien professionnel
Votre frustration, bien que valide, ne les aidera pas à surmonter leurs peurs
Si vous vous sentez frustré :
Prenez une pause et pratiquez l’auto-soin
Rappelez-vous que c’est une condition médicale, pas un choix
Exprimez vos sentiments à un ami ou votre propre thérapeute, pas à la personne avec de l’anxiété de manière critique
Fixez des limites sur ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire pour accommoder leur anxiété
Encouragez-les à chercher un traitement s’ils ne l’ont pas déjà fait
Préoccupations urgentes
Demandez de l’aide immédiate si la personne :
Exprime des pensées de suicide ou d’automutilation
Est complètement isolée sans contact social
Utilise de l’alcool ou des drogues quotidiennement pour faire face
A complètement arrêté d’aller au travail ou à l’école
Montre des signes de dépression sévère (ne mange pas, ne dort pas, retrait complet)
Est en crise et refuse toute aide
Amenez-la aux urgences, appelez le 3114 (Numéro national de prévention du suicide), ou appelez le 15 si elle est en danger immédiat.
Source scientifique et avertissement
Ce dépistage est basé sur :
Mini-Inventaire de Phobie Sociale (Mini-SPIN) – outil de dépistage bref validé pour le trouble d’anxiété sociale (Connor et al., 2001)
Inventaire de Phobie Sociale (SPIN) – outil d’évaluation complet (Connor et al., 2000)
Échelle d’Anxiété Sociale de Liebowitz – mesure d’évaluation largement utilisée
Critères diagnostiques DSM-5 pour le trouble d’anxiété sociale
Références:
Connor, K. M., Kobak, K. A., Churchill, L. E., Katzelnick, D., & Davidson, J. R. (2001). Mini-SPIN: A brief screening assessment for generalized social anxiety disorder. Depression and Anxiety, 14(2), 137-140.
Connor, K. M., Davidson, J. R., Churchill, L. E., Sherwood, A., Foa, E., & Weisler, R. H. (2000). Psychometric properties of the Social Phobia Inventory (SPIN). The British Journal of Psychiatry, 176(4), 379-386.
Avertissement important :
Cet outil de dépistage en ligne n’est pas un instrument diagnostique. Il fournit uniquement des conseils et ne peut pas remplacer l’évaluation professionnelle par un professionnel de la santé mentale agréé (psychologue, psychiatre, thérapeute agréé ou conseiller). Le trouble d’anxiété sociale est une condition de santé mentale sérieuse nécessitant une évaluation et un traitement d’experts par des professionnels qualifiés.